Le grand dilemme de la Gen Z : travailler ou voyager ?

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Publié le 11/08/2026, par Maëlle Pinto

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Pour beaucoup de jeunes aujourd’hui, le travail n’est plus une case à cocher pour toute leur existence. Bien sûr, il faut gagner sa vie, impossible de faire autrement, mais plus question que le boulot prenne le dessus sur la liberté, les expériences et le sens que l’on souhaite donner à son quotidien.


La génération Z n’est pas là pour choisir entre carrière et voyage, elle redessine le travail pour qu’il colle à sa vision (et c’est ok).



Mais qui est cette génération et qu’est-ce qu’elle veut, celle-là ? (Vous avez la réf ?) 


Pour rappel, elle est née entre 1997 et 2012 et est considérée comme la première « vraie » native numérique. Autonome, débrouillarde et capable d’apprendre par elle-même, elle évolue avec aisance dans un environnement numérique, tout en restant profondément attachée à des valeurs fortes telles que la diversité, l’inclusion et l’équité. 


Selon une étude de Great Place to Work datant de 2025, 64 % des répondants de la génération Z estiment pouvoir être eux-mêmes au travail, ce qu’ils considèrent comme très important. No need to "fake it until you make it !" 


Au Luxembourg, la génération Z représente déjà 13 % de la population totale, soit environ 88 000 personnes, et son influence sur le marché du travail devrait continuer à s’intensifier dans les années à venir (SLAY).  


Un sujet très sensible et débattu en ce moment est la vision du travail de cette génération. Pour eux, l’emploi ne se résume plus qu’au salaire. Les jeunes talents cherchent avant tout du sens à leurs missions, avec l’envie de contribuer concrètement à des enjeux sociétaux ou environnementaux


Selon une étude menée en 2021 par le Carson College of Business, 75 % des répondants considèrent qu’un équilibre sain entre vie professionnelle et vie personnelle est très important, et 70 % souhaitent travailler pour une entreprise dont les valeurs correspondent aux leurs.  


Contrairement aux clichés « accros aux écrans », « flemmards » ou même « bêtes » (vous nous excuserez du terme, nous sommes tout aussi choqués), ils ne fuient pas le travail ! Ils vont plutôt changer de poste pour trouver un meilleur équilibre, un salaire adapté ou des missions qui font sens. 


POV : quand on dit à la génération Z qu’elle est flemmarde



Le travail pour la Gen Z


Côté boulot, ils veulent être stimulés par ce qu’ils font. Ils recherchent un job qui les fera grandir, qui leur donnera confiance et autonomie, et qui leur permettra de progresser rapidement (que des Green Flags finalement).


Selon une enquête mondiale menée par Deloitte en 2025, 68 % des répondants de la génération Z affirment développer des compétences pour améliorer leur carrière au moins une fois par semaine. Les entreprises doivent donc repenser leur manière de recruter et de fidéliser cette génération. La transparence salariale et la flexibilité deviennent des incontournables, et beaucoup estiment qu’il est nécessaire de changer régulièrement d’entreprise pour améliorer le salaire et l’intérêt du poste.


Travailler ne veut plus dire rester figé derrière un bureau. Les offres hybrides, ainsi que les possibilités de mobilité ou de reconversion, sont essentielles pour que le job colle à leur vie et à leurs ambitions. Dotée d’une ouverture à de nouvelles opportunités, cette génération a tendance à changer régulièrement de secteur d’activité ou de profession.


Au Luxembourg, le marché de l’emploi pour les jeunes est particulièrement attractif. Sur le jobboard Moovijob.com, 35% des offres à pourvoir sont accessibles aux débutants et premières expériences.


Dans un contexte professionnel en pleine transformation, ce groupe démographique devrait connaître au Luxembourg une croissance de l’emploi supérieure à la moyenne de l’Union européenne, avec une hausse annuelle de plus de 1,5 % jusqu’en 2035, selon un rapport du Centre européen pour le développement de la formation professionnelle. 

 

La génération Z répondant à un mail passif-agressif be like



Le voyage pour la Gen Z 


Et puis il y a ce rêve qui revient souvent chez eux, celui de voyager. Aujourd’hui, partir à l’étranger est devenu plus simple et plus accessible que jamais. Les compagnies low cost ont ouvert de nouvelles possibilités, permettant de découvrir le monde sans se ruiner, tandis que des expériences comme Erasmus se sont largement démocratisées, au point que ne pas tenter l’aventure semble presque anachronique. 


À cela s’ajoute l’influence des réseaux sociaux. En effet, voir quelqu’un se lancer dans un voyage suscite instantanément l’envie de faire de même et nourrit ce besoin de découverte. D’après une étude menée par la plateforme SiteMinder, 84 % des jeunes de la Gen Z déclarent que les avis et contenus vus sur les réseaux sociaux influencent leurs choix avant de réserver un voyage.  


Pour eux, voyager n’est plus un luxe, mais une étape presque naturelle dans la construction de leur parcours et de leurs expériences. Ils veulent découvrir de nouveaux endroits, explorer d’autres cultures, rencontrer des gens, partager des moments et vivre des expériences qui sortent du quotidien.

 

La génération Z on her way to conquérir le monde du travail 



Alors, voyager ou travailler ? 


Travailler et voyager ne sont désormais plus incompatibles. Pour la génération Z, l’idée est plutôt de trouver un équilibre entre carrière et liberté. La bonne nouvelle, c’est que, de nos jours, beaucoup arrivent à concilier tout cela avec leur travail. Certains choisissent de devenir digital nomades*, d’autres profitent d’un déplacement professionnel pour prolonger l’expérience, ou décident simplement de s’installer à l'étranger quelques semaines ou quelques mois pour changer d’air.


S’adapter à un nouvel environnement, développer son ouverture culturelle, gagner en autonomie ou encore apprendre une nouvelle langue, comme l’anglais, qui pourra beaucoup vous apporter dans certains secteurs au Luxembourg. Les expériences à l’étranger sont désormais perçues comme un véritable signe de maturité professionnelle et les parcours moins linéaires trouvent de plus en plus leur place au Luxembourg, un pays multiculturel par excellence.


Du côté des employeurs, cette génération est souvent perçue comme le reflet d’un monde qui évolue rapidement. Elle représente à la fois un moteur pour la digitalisation et les stratégies plus durables, mais aussi un vrai challenge lorsqu’il s’agit de fidéliser les talents.


Sur Moovijob.com, on le constate clairement. Les offres qui proposent de la flexibilité et du télétravail attirent énormément les jeunes profils.  


Au Luxembourg, la culture du travail est très flexible. De plus en plus d’entreprises proposent des horaires adaptables, ce qui transforme déjà le quotidien des salariés et leur permet de mieux concilier travail et voyages. Certaines vont encore plus loin en offrant la possibilité de prendre un congé sabbatique, avec la possibilité de partir voyager quelques mois sans être payé, tout en ayant la garantie que leur poste les attend à leur retour.


Anne-Charlotte, 27 ans, a choisi de mettre sa carrière en pause pendant huit mois afin de partir découvrir l'Asie du Sud-Est. Une décision qu'elle préparait depuis plusieurs années et qu'elle a finalement concrétisée grâce à un congé sans solde négocié avec son employeur.


« Il n'y avait rien qui m'en empêchait. Je n'avais pas encore de grosses contraintes et je me suis dit que c'était le bon moment pour le faire. »


Bien loin d'être un simple « trou » dans un CV, cette expérience lui a permis de développer des soft skills qu'elle utilise aujourd'hui dans sa vie professionnelle.


« Je suis plutôt introvertie, mais ce voyage m'a appris d'aller vers les autres. Je pense qu'il ne faut pas avoir peur de créer le contact, que ce soit avec des inconnus en voyage ou dans le monde du travail. Au pire, la réponse est non. Au mieux, cela ouvre des opportunités. »


Pour Anne-Charlotte, voyager ne signifie pas renoncer à sa carrière. Au contraire, cette parenthèse lui a permis de confirmer ce qu'elle recherchait vraiment.


« Le voyage n'a pas changé ma vision du travail, il l'a renforcée. J'adore mon métier, mais je veux préserver un équilibre entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle. »


Notre conseil ultime pour les employeurs : soutenir ce type d’initiatives attire les jeunes talents, renforce leur fidélité et répond parfaitement à leurs aspirations.


Le conseil d'Anne-Charlotte : il n'existe pas de moment parfait pour partir. Que ce soit juste après les études ou après plusieurs années d'expérience, l'important est de choisir le moment qui correspond à sa situation et de ne pas laisser la peur freiner un projet qui fait réellement envie.


Mais il faut aussi garder les pieds sur terre. Toutes les entreprises ne peuvent pas proposer de travailler depuis n’importe où dans le monde et cela dépend énormément de la taille de l’entreprise ou de son secteur d’activité. Dans la santé ou le BTP par exemple, surtout pour les métiers directement sur le terrain, le télétravail reste assez limité.



Vous êtes jeune actif et à la recherche d'un poste à votre image au Luxembourg ?


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*Un digital nomad, ou nomade numérique, est un professionnel qui s’appuie sur les outils digitaux (ordinateur, internet) pour exercer son activité à distance, tout en voyageant régulièrement. 

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